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COVID – 19

RDC : Reprise économique et résilience des entreprises face a la pandémie de covid-19

En 2021, l’économie nationale a connu une reprise après un ralentissement de 1,7% en 2020, l’année au cours de laquelle la pandémie de covid-19 a secoué le pays et le monde du travail. Considérée comme l’année de tous les dangers et enjeux sur le plan sanitaire et économique, elle a été caractérisée par des multiples vagues de la pandémie et des variantes venant de l’extérieur.

Ce ralentissement dû aux effets néfastes du choc sanitaire et économique provenait essentiellement de la baisse d’activité des industries extractives avec une réduction de leur contribution à la croissance, qui est passée de 0,28 % en 2019 à 0,17 % en 2020 (BCC). Les mesures prises à cette époque pour contenir la pandémie de Covid-19, telles que la fermeture des frontières et les restrictions de transport, ont nui également aux activités non extractives dont la contribution à la croissance s’est effondrée passant de (4,1 %) en 2019 à (-1,87 %) en 2020.

En effet, ces mesures de ripostes avaient entraîné la fermeture de plusieurs entreprises (13,62%) et (43,65%) d’emplois dans le secteur privé et réduit la demande locale.  Malgré les prix élevés des produits miniers, le déficit des comptes courants s’est détérioré, passant de 3,8 % du PIB en 2019 à 5,4 % du PIB en 2020. Les dépenses sociales visant à atténuer les effets de la Covid-19 avaient entraîné une légère aggravation du déficit public, qui est passé de 0,8 % du PIB en 2019 à 1,2 % du PIB en 2020 (BCC).

Pour relancer l’économie en 2021, le gouvernement a pris trois grandes décisions en vue de faire face à ce choc à savoir :  i) le non recours au financement monétaire et l’observance du pacte de stabilité signé avec la BCC ; ii) la signature d’un accord formel avec le FMI dans le cadre du programme des Facilités Elargies des Crédits (FEC) occasionnant un financement de 1,5 milliard de DTS ; et iii) la suspension de plus de 70% d’exonérations douanières. Ces mesures ont conduit l’économie nationale à la reprise et ont fait accroitre les recettes publiques et permis au Trésor publique d’enregistrer un excédent de 14%.

Par ricochet, le taux d’activité (offre de la main-d’œuvre), en 2021, s’est établi à 62,95% venant de  63,11% en 2020. Le taux d’emploi, quant à lui, s’est fixé à 52,65% soit un écart de (10,3%) entre l’offre et la demande de force de travail dont (+2,33%) est dû à la résilience des entreprises face au choc sanitaire et économique. L’étude a montré comment la crise de Covid-19 avait entrainé du taux d’emploi et entrainé dans un sens négatif la demande de la main-d’œuvre qui en 2020, elle a baissé à 50,32% venant de 57,14% représentant un écart négatif de 6,82% due à l’effet covid. En 2021, ce taux a légèrement grimpé en s’établissant à 52,65% alors que l’offre de la main-d’œuvre au cours de la même période s’est située à 62,95% soit 10,3% d’écart.

Du point de vue micro, ceci est démontré par l’évolution du nombre de déclarations des employeurs et celui des employés de janvier 2019 à décembre 2021.  L’analyse exploratoire réalisée dans cette étude montre que la crise sanitaire a été plus percutante sur le nombre d’employeurs déclarés au Ministère de l’Emploi en 2020. En effet, le nombre de chefs d’entreprises déclarés est passé de 48.876 à 53.329 employeurs. Alors qu’en 2019 période avant choc, le nombre d’employeurs déclarés, entre janvier et décembre, est passé de 63.442 à 61.812 chefs d’entreprises représentant une baisse de 14.566 au mois de janvier 2020 et celle de 8.483 au mois décembre 2020. En glissement annuel, le nombre de chefs d’entreprises déclarées à la caisse a baissé de (22,9%) au début de l’exercice et (13,7%) à la fin de l’année. Ceci traduit les impacts négatifs de la pandémie sur l’économie nationale et le marché du travail.

Malgré le fait que l’année 2020 était une catastrophe pour les entreprises en particulier et l’économie en générale, celle-ci  a connu une reprise en 2021, telle que montre les résultats de l’étude.  En effet, de janvier à décembre 2021,  le nombre d’employeurs déclarés au Ministère de l’Emploi est passé de 53.665 à 55.429 employeurs. En glissement annuel, le nombre de chefs d’entreprises déclarées a augmenté de (9,7%) au début de l’exercice et (3,9%) à la fin de l’année 2021. Cette résilience du niveau de déclarations des entreprises est due par plusieurs facteurs notamment la relance de l’économie nationale. Toutefois, un fait majeur mérite d’etre évoqué, il s’agit d’une faible dépendance entre l’évolution du nombre d’employeurs déclarés et celle du nombre d’employés.

Du point de vue statistique, les deux variables sont dépendantes et entretiennent une corrélation positive telle qu’illustré par les tests de corrélation de Kendal et de Spearman. Par ailleurs, le test de corrélation confirme que cette interrelation n’a pas été la même en 2021 malgré la relance.

Jean-Jacques ENDUBUStatisticien du travail

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