RDC : l’AFDC dénonce une série d’agressions ciblées contre ses cadres et évoque une tentative d’assassinat

L’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC) est montée au créneau à travers un communiqué officiel pour dénoncer ce qu’elle qualifie d’« agressions préméditées » visant ses membres et dirigeants, dans un contexte politique de plus en plus tendu.

Dans ce document daté du 11 avril 2026, le parti évoque deux incidents majeurs survenus à Kinshasa. Le premier remonte au 3 avril 2026, au Palais du Peuple, où des actes de violence « planifiés et intentionnels » auraient été perpétrés contre des cadres et militants du parti, réunis sur place. Ces actes auraient été menés par un groupe d’individus identifiés, dirigés selon l’AFDC par un ancien cadre du parti .

Le second incident, survenu le 9 avril 2026, est présenté comme une tentative d’enlèvement et d’assassinat visant le président national ai et coordonnateur du comité de crise, Otto Bahizi Clovis. Les assaillants, dont l’identité reste inconnue, auraient agi de manière coordonnée, renforçant les soupçons d’une opération organisée .

Des accusations graves dans un climat politique sous tension

Dans son communiqué, l’AFDC pointe du doigt le camp de Modeste Bahati Lukwebo, ancien président du Sénat, accusé d’être à l’origine de ces violences. Le parti évoque une dérive « rebelle et gangstériste », estimant que ces actes traduisent une rupture avec les valeurs républicaines.

Ces accusations interviennent dans un contexte de recomposition politique interne et de tensions persistantes au sein de la classe politique congolaise, où les rivalités entre factions prennent parfois une tournure violente.

L’État salué, la justice attendue

L’AFDC a toutefois salué la réaction des services de l’État, dont l’intervention rapide aurait permis de rétablir l’ordre public et d’éviter des conséquences plus graves. Le parti insiste sur la nécessité de protéger non seulement ses membres, mais également les citoyens présents lors de ces incidents.

Sur le plan judiciaire, des poursuites ont déjà été engagées contre les présumés auteurs, notamment pour association de malfaiteurs, tentative d’assassinat, coups et blessures volontaires, ainsi que vandalisme. L’AFDC appelle à des sanctions « avec la plus grande rigueur » afin de garantir l’exemplarité de la justice.

Appel à l’unité et à la sérénité

En conclusion, la direction du parti appelle ses militants à la retenue, à l’unité et à la sérénité, dans un moment qu’elle qualifie de critique. Elle réaffirme également son attachement aux institutions de la République et à la vision du chef de l’État.

Alors que les enquêtes sont en cours, cette affaire relance le débat sur la sécurité des acteurs politiques en RDC et sur la capacité des institutions à encadrer les tensions dans un environnement démocratique encore fragile.

NBSInfos.com

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