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RDC: La Communauté internationale menace de suspendre l’aide humanitaire dans l’est du pays

La délégation de l’Union européenne (UE) et les ambassades de Canada, Corée du Sud, États-Unis, Japon, Norvège, Royaume-Uni et Suisse en RDC s’inquiètent  des menaces qu’ils qualifient ‘‘d’irresponsables’’ contre le personnel de l’Organisation des Nations unies (Onu), œuvrant dans l’Est du pays. D’où, ils promettent ainsi de suspendre leur aide humanitaire si les agents de cette organisation internationale continuent de subir des menaces.

        Au moment où la situation humanitaire se dégrade de jour en jour dans l’Est de la RDC, l’UE et 7 autres pays dont les USA menacent de suspendre les activités humanitaires. Une situation qui risque de plonger le pays dans un ‘‘chaos’’, d’autant plus que la plupart d’aides humanitaires proviennent de l’extérieur. Dans une déclaration conjointe faite la semaine dernière, la délégation de l’Union européenne (UE) et les ambassades de Canada, Corée du Sud, États-Unis, Japon, Norvège, Royaume-Uni, et Suisse en RDC se disent préoccupés par l’insécurité dans la partie Est du pays, caractérisée par les massacres et enlèvements des civils par des groupes armés tant locaux qu’étrangers. Ils se disent aussi préoccupés par les menaces qu’ils qualifient d' »irresponsables », contre le personnel des Nations-Unies œuvrant au pays. Ainsi, ils menacent de suspendre l’aide humanitaire si les menaces continuent de peser sur le personnel du système des Nations-Unies et la communauté humanitaire.

« Nous sommes, cependant, préoccupés par l’insécurité grandissantes dans les villes de Béni et Butembo au Nord-kivu, causée par des actions violentes ainsi que par les menaces irresponsables dirigées contre le personnel de l’organisation des Nations-Unies et de la communauté humanitaire », lit-on dans cette déclaration. Et d’ajouter : « Si les menaces continuent et la situation sécuritaire de la région se détériore, les activités humanitaires pourraient être suspendues et tous ces efforts mis en péril. Afin de pouvoir continuer à servir les populations congolaises, le personnel et les biens humanitaires doivent être respectés et protégés. Nous appelons à la cessation de ces menaces et à ce que toutes parties s’engagent dans un dialogue pour la stabilisation une paix durable ».

En outre, la délégation de l’UE et ces pays invitent les autorités étatiques, civiles et communautaires à prendre des mesures nécessaires afin d’assurer la protection des civils, des acteurs humanitaires et du personnel des Nations-Unies œuvrant en RDC.

A noter que la délégation de l’UE est composée de l’Allemagne, la France, l’Espagne, la Grèce, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque et la Suède. La déclaration conjointe de la délégation de l’UE et des pays cités ci-dessus fait suite aux manifestations anti-Monusco organisées la semaine dernière, notamment à Beni, Butembo et Goma.

 Les manifestants réclamaient le départ de la mission onusienne du pays. Ils la jugent inefficace face aux tueries des populations dans cette partie du Congo-Kinshasa. Pendant ces manifestations, des dégâts matériels et mort d’homme ont été signalés.

D’autre part, Jean-Marc Kabund-a-Kabund, premier vice-président de l’Assemblée nationale, a apporté son soutien à la Monusco. Peu bavard sur la question, président a.i de l’UDPS a choisi ses mots. Il évoque le conflit inter-ethnique et les violences contre la mission onusienne. « Le conflit inter-ethnique et les violences perpétrées contre la Monusco au Nord-Kivu sont inacceptables », a t-il dit dans un message partagé sur les réseaux sociaux. Il appelé à plus de responsabilité de l’Etat, mais aussi à la participation de la population.

NBsinfos.com

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