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Intégration économique dans la pacification de l’Est de la RDC

Depuis son accession à l’indépendance la R.D.C. a toujours été en proie à des conflits de tous ordres. Dans ces lignes, nous abordons la situation la plus récente c’est-à-dire celle qui nait à partir des deux guerres dites de libération, ainsi que leurs conséquences sur la situation sécuritaire de la RDC en général et du Nord-Kivu en particulier, tant il est vrai que l‘Est constitue le thermomètre de la sécurité dans toute la RDC. 

Les causes des conflits peuvent être regroupées en deux catégories majeures. D’une part, nous avons les causes externes ou facteurs extérieurs et d’autre part, les causes internes. Car lorsqu’un conflit persiste, les effets finissent par se révéler comme étant des véritables causes du conflit dont il faut tenir compte dans la solution des problèmes.

D’autre part, il n’est pas non plus aisé de faire une classification chronologique des causes des conflits dans la mesure où les causes premières des conflits sont parfois des épiphénomènes qui vont révéler les véritables causes. Autrement dit, parfois les causes premières ne sont que l’arbre qui cache la forêt.

Les causes externes des conflits au Nord-Kivu

Elles peuvent se résumer à trois à savoir la course aux ressources naturelles dont regorgent le Nord-Kivu, la faiblesse de la réaction de la communauté internationale face aux crimes graves commis à grande échelle, et enfin la prolifération des milices dues au retrait des armées étrangères autrefois présentes.

Ainsi, pour ce qui est des causes liées à la courses aux matières premières, on peut citer les enjeux économiques, fondés essentiellement sur le désir des Etats voisins et mêmes les grandes puissances occidentales, ainsi que des multinationales d’avoir le contrôle sur les ressources naturelles dont  regorgent la RDC.

Une autre cause qui nous semble intermédiaire est celle liée à la prolifération des milices à la suite du retrait des armées étrangères en RDC en vertu des Accords de paix. Ces milices ont lutté pour s’assurer le contrôle des zones stratégiques où se trouvent les ressources lucratives et qui étaient précédemment détenues par les forces étrangères.

Les causes internes des conflits au Nord-Kivu

A l’origine, on peut situer la première cause, ou la cause première, dans la démission de l’Etat dans ses missions tant traditionnelles que modernes à savoir notamment son rôle de régulateur des conflits sociaux.

La prolifération des armes légères, provoquant ainsi un phénomène de banditisme et d’insécurité généralisé. C’est à notre avis l’accès facile aux armes et munitions qui favorisent aussi ces conflits dans leur aspect interne.

La présence des groupes armés étrangers, dont notamment (FDLR, ADF/NALU) dont l’activisme militaire crée des groupes locaux d’auto-défense, à l’instar des Mai-Mai qui se donnent dans un premier temps, comme but de protéger la population locale ainsi que leurs biens contre les exactions de ces groupes armés étrangers mais qui finissent par sombrer dans le banditisme par manque d’encadrement adéquat par l’autorité locale.

La pauvreté, le chômage et le taux élevé d’analphabétisme, qui expliquent les manipulations politiciennes faciles, de la part, de certains leaders politiques en quête de positionnement et dont sont victimes les populations locales (Rutshuru, Masisi, Beni et Lubero). Toutes ces personnes sont parfois guidées par l’espoir de sortir par ce fait le chômage et accéder à une promotion sociale.

Piste de solution

Cela peut paraitre farfelu aux yeux des dirigeants dans la recherche de la paix, mais le tourisme dans la région des grands lacs occupe une place de choix et participe à la stabilité économique et sécuritaire des pays y faisant activités.

Le Kenya, la Tanzanie, l’Ouganda et le Rwanda ont bâti une force économique grâce à ce secteur, ouvrant ainsi la porte à divers investisseurs ou opérateurs touristiques de grandes envergures, entrainant une stabilité sécuritaire dans leurs pays respectifs. Ces pays, par le choix du tourisme ont réussi à faire d’eux, une vitrine attrayante et rassurante sur la scène internationale, ce que la RDC pourra bénéficier en mettant sur pied une politique d’intégration touristique régionale.

Au regard de cette nouvelle approche, la RDC devra repensée la politique et les missions de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) en l’adaptant aux réalités et en lui donnant des moyens, lui permettant la bonne exécution des stratégies pouvant remmener la paix et la sécurité à l’est du pays.

Stratégies d’intégration économique

  • Création d’une Zone Touristique Régionale(ZTR)

 L’ICCN par l’entremise du Ministère du Tourisme aura pour mission d’approché les pays voisins pour vendre l’idée de création d’une Zone Touristique Régional et des avantages qu’elle pourra produire à tous les pays membres dans la gestion des ressources naturelles et financières dans la région.

 Cette approche permettra à la RDC de bénéficié auprès de ces partenaires d’informations sensibles pour améliorer la sécurité, étant donné qu’ils seront tenu solidaire dans la gestion de ladite zone.

  • Office de Prévention des Conflits(OPC)

 L’OPC sera installé dans la province du Nord-Kivu, il aura pour mission de récolter et analyser les différentes informations lui transmise par les points d’écoutes reparties autour du parc. Cet office sera la plaque tournante dans la gestion des conflits communautaires.

Sa mission sera d’élaborer des stratégies permettant d’anticiper les conflits et d’être informer sur les desideratas attendues par la population favorisant la paix sociale (projet de développement, finance d’activités communes, rétrocession des dividendes,…).

Stratégies au niveau des parcs touristiques en RDC

  • Résolutions des conflits communautaires

Depuis plusieurs années, les responsables du Parc National de Virunga font l’objet d’attaque médiatique suite au conflit lié à la délimitation du parc et de la population riveraine, allant parfois jusqu’à portée atteinte à l’intégrité physique des membres du personnel. Cette situation favorise l’insécurité dans la zone et les groupes armées en profitent pour semer la mort et la destruction.

Pour y remédier, l’ICCN sera appelé à élaborer des stratégies qui ont faites leurs preuves dans certains pays voisins et qui ont permis un développement intégral des populations bénéficiaires de cette politique.

  • Application de la nouvelle loi portant sur le tourisme

 La RDC s’est dotée d’une nouvelle loi régissant le secteur touristique et accordant aux populations des avantages non négligeables pour le bien-être de celle-ci. L’application effective de la loi permettra au gouvernement d’orienté et financé ses interventions sur le terrain.

Nous savons tous que l’oisiveté et le chômage des jeunes poussent ceux-ci à adhérer dans les groupes armées. La création d’emploi ne se fera pas d’un coup de baguette magique, mais plutôt suivant un programme exécuter à long et moyen terme établit sur base d’un dialogue social.

Les détails de ce programme seront présentés en temps utile, si le quitus du Président de la République est acquis.

Jean-Paul MIDAGU TULIZO

Analyste Politique

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