En dépit de l’instauration de l’état d’urgence par le président de la République, Félix Tshisekedi, dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, les attaques perpétrées contre les civils se poursuivent. Les données recueillies par le Baromètre sécuritaire du Nord-Kivu, une initiative conjointe de Human Rights Watch et du Groupe d’étude sur le Congo, rapporte que depuis l’entrée en vigueur de cet état de siège le 6 mai jusqu’au 10 septembre, les différents groupes armés dont certains restent non identifiés ont tué plus de 672 civils et les forces de sécurité congolaises ont tué 67 autres civils.
L’un de nombreux massacres perpétrés en août, poursuit HRW, met en évidence l’insécurité persistante dans la région et l’insuffisance de la réponse militaire. Le 2 août, les Forces démocratiques alliées (Allied Democratic Forces, ADF), un groupe armé islamiste dirigé par des Ougandais, auraient tué au moins 16 civils, dont deux femmes, dans le village d’Idohu, situé dans la province de l’Ituri. Une douzaine de soldats de l’armée congolaise se trouvaient dans le village et d’autres étaient stationnés dans un camp militaire à proximité, mais ils n’ont pas empêché l’attaque.
D’autres groupes armés et certains éléments de l’armée nationale congolaise ont également été impliqués dans des attaques dans la région. « Si le gouvernement congolais reconnaît la nécessité de sécuriser davantage les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, l’imposition de l’état de siège n’a pas permis d’y parvenir », a déclaré Thomas Fessy, chercheur principal sur la RD Congo à Human Rights Watch.
« Bien que le gouvernement s’efforce de dépeindre ses actions en succès militaires, bon nombre d’habitants de l’est de la RD Congo vivent toujours dans la peur constante du prochain massacre », poursuit-il. Pour lui, « le président Tshisekedi devrait recentrer l’attention sur la protection des civils et une surveillance plus stricte des militaires dans l’est de la RD Congo pour épargner de nouvelles atrocités aux communautés qui souffrent depuis longtemps ».
Entre-temps, la situation demeure très préoccupante. L’on enregistre des morts chaque jour dans les différents villages de l’Est du pays. D’autres sources affirment que plusieurs crimes contre la population civile sont attribués aux rebelles ougandais (ADF).
A rappeler que le chef de l’Etat a réuni dernièrement les responsables impliqués dans la lutte contre l’insécurité dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu.
Nbsinfos.com
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