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RDC – Phénomène Kuluna : Kinshasa vers la 2 ème opération « Likofi »?

L’insécurité dans la ville de Kinshasa en RDC, est monnaie courante. En dépit des efforts déployés par la Police, rien n’a réussi pour diminuer le taux du banditisme urbain. Victime du comportement des jeunes délinquants, la population kinoise appelle le nouveau Premier ministre à mettre en application l’opération « Likofi ». Car, soutient-elle, c’est la vraie réponse qui va neutraliser ces hors-la-loi semant la désolation dans la ville de Kinshasa.

Presque chaque jour, le gouvernement provincial reçoit des doléances au sujet de l’insécurité grandissante sévissant dans toutes les communes de Kinshasa. Tout de même, aucune bonne stratégie efficace est sur le terrain pour éradiquer le phénomène « Kuluna ».

Ce dernier n’est plus une information à consommer aux médias, du fait que cela est devenue monnaie courante. « Nous en avons marre. Cette insécurité est semblable à celle de l’Est. Les bandits n’opèrent qu’avec des armes blanches pour extorquer les paisibles citoyens », a déclaré le coordonnateur de l’ONG RDC vision, M. Félix Makila. Avant de projeter leur rencontre avec le nouveau chef du gouvernement pour échanger sur le probable retour du phénomène « Likofi » à Kinshasa.

La Police affûte déjà mesures sévères pour neutraliser le banditisme urbain. « Le phénomène Kuluna est un mouvement terroriste. On attend la sortie du gouvernement pour appliquer cela », a annoncé un officier de police judiciaire qui a requis l’anonymat.

Selon une enquête menée par Nbsinfos.com, l’insécurité est généralisée sur toute l’étendue de Kinshasa. La plupart des jeunes sans-emploi préfèrent se livrer aux activités illicites, sans s’inquiéter. « Moi, je suis âgé de 24 ans. Je n’ai pas de boulot. Je ne fréquente plus l’école. Je pratique le banditisme pour me nourrir, car l’État ne nous aide pas », raconte Élie Maboko, un jeune délinquant trouvé dans la commune de Masina.

Si jamais les uns attribuent la cause du banditisme urbain au chômage qu’endurent les jeunes, tandis que d’autres estiment que l’insécurité à Kinshasa est un phénomène spirituel. « L’insécurité que nous vivons, c’est un phénomène spirituel. Et, cela marque la fin du monde. C’est partout », argue un fonctionnaire de l’État qui a requis l’anonymat.

Certains quartiers sont devenus infréquentables à cause de l’insécurité. « Les petits » ne s’attaquent qu’aux nouvelles figures du quartier, constate-t-on.

Léthargie du gouvernement?

Le gouvernement provincial de Kinshasa est  plusieurs fois interpellé sur la gravité du phénomène « Kuluna », lequel a pris de l’ampleur.

Le gouvernement n’arrive pas à mettre en place une décision sévère pour endiguer ce phénomène. Certains officiers de la police déplorent comportement de certains magistrats qui libèrent des coupables. Léthargie du gouvernement ? L’exécutif provincial a envoyé plus de 500 jeunes délinquants à Kaniama Kasese dans la province du Haut-Lomami.

 L’objectif était de diminuer le taux du banditisme urbain. Mais hélas ! Cela ne fait qu’empirer.

Depuis plusieurs mois, Kinshasa comme plusieurs grandes villes du pays est en proie au terrorisme.

NBSInfos

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