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RDC : Jo M. Sekimonyo à la gouverneure de la BCC au sujet des réserves de change : « Lorsqu’un pays comme la RDC accumule d’importantes réserves de change, la situation reste sensiblement la même que celle d’un individu qui ‘‘se serre la ceinture’’ pour générer de l’épargne »

La gouverneure de la Banque Centrale du Congo (BCC), Malangu Kabedi Mbuyi a, lors de la 20ème réunion du Conseil des ministres du 17 septembre 2021, révélé que les réserves de change se chiffrent à plus de 3,3 milliards de dollars américains. Une révélation qui défraye la chronique, du fait qu’il s’agit d’un record que le pays a réalisé.

         Interviewé, l’économiste Jo M. Sekimonyo fait savoir que l’augmentation des réserves de change n’aura son impact sur le social des Congolais à condition que le gouvernement applique une bonne politique économique, en abordant les questions qui ont à voir avec la sécurité économique des Congolais tels que le crédit bancaire dans le secteur privé et en améliorant le salaire. « Lorsqu’un pays comme la RDC accumule d’importantes réserves de change, la situation reste sensiblement la même que celle d’un individu qui ‘‘se serre la ceinture’’ pour générer de l’épargne. Il est certain que cette stratégie est la moins pertinente sinon contre-productive en termes de politiques économiques. Nous regardons (hypnotisés) par la mauvaise image », a-t-il insinué. 

          « Il faut souligner/rappeler que le vrai défi national devrait être le taux de chômage, le crédit bancaire domestique dans le secteur privé, le salaire minimum », a-t-il martelé. Le professeur Jo M. Sekimonyo a saisi cette occasion pour appeler les dirigeants « warriors » à axer leur politique sur les questions liées au taux de chômage et au SMIG. « Il faut d’abord noter que la RDC est classée 9ème dans une nation avec beaucoup d’impôts (52) et avec le taux de chômage parmi le plus élevé au monde. Nous devons moderniser nos aspirations et nos attentes », a-t-il conclu.

         Pour rappel, le directeur de l’ODEP, Valery Madianga, a contredit les chiffres avancés par la gouverneure de la BCC. « Des chiffres pour flouer les Congolais. La BCC doit rendre public les statistiques de la gestion des finances publiques comme le faisait Déogratias Mutombo. L’appui du FMI a été de taille pour arriver à 3 milliards de réserve de change ».

Nbsinfos.com

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