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COVID – 19

France : Les intrigues de l’enseignement à distance

Alors que la pandémie oblige la plupart des étudiants du monde entier à suivre leurs cours en distanciel, dans les grandes écoles, les étudiants peuvent assister à la majorité des cours en présentiels. Cela semblerait vouloir dire que la qualité s’amoindrit lorsque l’on passe en version numérique. Il est vrai que la rapidité de la transition n’a sans doute pas permis de proposer des supports pédagogiques interactifs ou de fournir aux formateurs les outils nécessaires pour mobiliser au mieux l’attention des apprenants. Cependant, lorsque le format est bien utilisé, l’enseignement à distance a de nombreux avantage.

En France, le centre d’enseignement à distance le plus connu est le CNED. Si sa mission est officialisée en 1944, c’est en 1939 qu’il se met en place, pour pallier la désorganisation de l’enseignement due à la première guerre mondiale. La plupart des universités publiques ou privées proposent elles aussi de suivre l’intégralité ou une partie de leurs cours à distance. Certains cours sont disponibles sous forme de MOOC (Massive Open online Courses) certifiants ou non, et permettent de suivre une unité d’enseignement spécifique d’un formateur particulièrement réputé. Certains diplômes se font intégralement à distance.

Il existe en France 33 campus connectés, lieux où les étudiants peuvent apprendre à distance, avec un tutorat, dans des formations proposées par des établissements d’enseignement supérieur. Les étudiants peuvent ainsi allier les avantages de la distance et profiter de l’appui tutoral individuel et de la convivialité de la collectivité. Dans ces conditions, prévues spécialement pour la distance, les études se poursuivent normalement. On est loin des 50% d’abandon des autres organismes de formation en distanciel. Le gouvernement prévoit d’ailleurs 100 campus connectés pour la rentrée 2022.

Dans un autre registre, la formation peut se faire au sein de communautés virtuelles d’apprentissage. Les formateurs sont présents pour créer la communauté, la piloter et planifier des tâches de nature collaboratives centrées autour de la problématique du cours. Ce concept repose sur un équilibre fragile entre le contrôle et le lâcher prise de la part du formateur. Pour l’étudiant, cela lui permet de bénéficier d’un sentiment d’appartenance à une communauté, même à distance, de rompre ainsi son isolement et de bénéficier de l’assistance tant de ses formateurs que de ses pairs. En plus de résoudre les principaux inconvénients de la formation en distanciel, l’apprenant d’une communauté virtuelle d’apprentissage se construit un portefeuille de pairs ayant chacun leurs spécialités, avec lesquels il pourra continuer d’apprendre tout au long de sa carrière.

Il semble donc que si la plupart des étudiants et enseignants habitués au présentiel dénigrent les cours à distance, le problème vient bel et bien d’un manque de formation des enseignants et  d’un manque de moyens mis en place pour proposer des ressources en ligne adaptées.  

Laure Dutruel / Correspondante – France

NBSInfos.com

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