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COVID – 19

Entrepreneuriat en RDC, un véritable casse-tête qui interpelle le gouvernement

La plupart des pays au monde ont émergé grâce à l’entrepreneuriat. En RDC, l’on constate que le « salut » des populations provient des autres continents. Plusieurs jeunes se posent une question de savoir : où travailler après leurs études universitaires ? Vu cela, le gouvernement ne fournit aucun effort pour propulser les start-uppeur. Ces derniers sont confrontés à plusieurs problèmes. Bref, ils sont bloqués et ils ne savent plus à quel saint se vouer.

La seule décision qu’ils trouvent éminente est de faire un pas dans le monde entrepreneurial. Sur dix jeunes rencontrés par Nbsinfos,  sept nous ont affirmé qu’ils sont prêts à être des créateurs des start-up. Ils disent qu’ils sont fatigués de passer tout leur temps au lit, ne  lire que les blagues de toto et se partager des photos sur les réseaux sociaux.

Un jeune affirme qu’il a été révolté par le fait que chaque soir c’est sa maman qui lui payait de mégas de 200Fc sur airtel pour s’informer sur les emplois en ligne, un licencié de son état ne sachant pas où est ce qu’il peut trouver de l’emploi pour répondre à ses besoins.  

Couvert par la honte, ce jeune qui a requis l’anonymat, s’étonne de voir que sa maman qui n’a même pas un bulletin de l’école maternelle faire tout pour lui alors que sa maman passe toute sa journée entrain de vendre les braises au petit marché.

Pour s’émanciper, le seul moyen pour lui c’était de vendre des produits vivriers en appliquant la politique de livraison à domicile. Selon lui, avoir un diplôme de licence en Agronomie ne veut pas dire qu’il ne doit pas travailler pour son séparatisme total. « C’est difficile et honteux! Mais je le fais, car je n’ai pas le choix », a-t-il dit.

Un autre jeune nous a fait son témoignage en disant qu’il a été ridiculisé par sa belle famille. Quant à lui, son seul travail, après avoir décroché son diplôme universitaire, était de faire la cour derrière les filles qui ont un âge très avancé et qui ont déjà de l’emploi, qui n’ont pas de maris.  

Abordé par Nbsinfos.com, il nous a affirmé que pour lui  c’était juste un petit jeu de voir comment il peut répondre à ses besoins après avoir eu une somme chez sa petite copine. « Un jour au salon, mon beau-père m’a dit en blague : ma fille n’est pas une actrice dans le filme de seigneur des anneaux pour porter une bague de fiançailles pendant plus de 5. La nuit porte conseil dit-on, il se dit que avoir une petite occupation rend délié et empressé sur tout dans cette société où l’on veut voir de quoi on est capable après avoir eu une formation universitaire, le seul moyen de riposter à cela, était de mettre une machine photocopieuse sur la route menant vers l’université pour trouver un sou à mes besoins, en  ne faisant pas allusion à son diplôme de A0 en télécommunication, faire la photocopie était le seul moyen de faire face au risible », explique-t-il.

Les jeunes abandonnés à leur triste sort !

A la question de savoir quelles sont les difficultés majeures auxquelles sont confrontés ces jeunes? Ils n’ont pas hésité de dire que les agents de l’État  représentent un danger très significatif pour leur avancement, en voulant savoir comment ils sont taquinés par les agents de l’État, ces « jeunes entrepreneurs » ont affirmé que par jour ils reçoivent pas moins de 15 agents de différents services qui viennent pour percevoir des taxes.

Malheureusement ces agents de l’État ne savent pas à quel stade ils doivent venir réclamer ce qui leur revient, en demandant comment un agent bien armé sur cette question peut venir en ce sens ? Fustigeant le comportement des agents de l’État qui perçoivent des taxes, ces « jeunes entrepreneurs » accusent les services du gouvernement à contrecarrer les initiatives des jeunes. Pour eux, c’est l’État congolais qui est à la base de leurs malheurs.  

« Ces agents de l’État, n’ont qu’un seul endroit où pour percevoir les impôts », ajoute l’un des ces jeunes.  Avant d’insinuer qu’ils éprouvent des difficultés pour réunir  un capital de 500 Usd. Toutefois, tous ces services ne veulent que « l’entrepreneur » puis payer un montant qui est 3 fois plus supérieur que son capital.

Comment parvenez-vous à faire perpétrer au public vos services ? «  Un combat qui n’a jamais était facile pour un noir face à un noir », le slogan « consommons locaux » on dirait est comme la langue chinoise dans les oreilles de nos frères et sœurs  qui ne jurent que sur les produits étrangers, pour un PDG d’une petite organisation de production d’eau, pour lui, il estime que « le problème réside au niveau d’acceptation, de confiance, voir même des gens qu’ils ne veulent pas vivre l’émergence des autres  et surtout la haine qui caractérise beaucoup d’entre nous ».

Qu’est-ce-qui vous pousse à dire non à la consommation des produits des jeunes entrepreneurs ? Une dame rencontrée dans la ville de Bukavu a fait ses propos en disant que «  les produits fabriqués localement ne subissent aucun contrôle de service compétents, il ya pas de validation d’un service quelconque,  le bonimenterismedans les affaire ne rassure personne, nous préférons l’extérieur du fait qu’il ya du sérieux de l’autre coté ».

A la question de savoir pourquoi les jeunes entrepreneurs s’attaquent beaucoup plus aux autorités, notre source nous a fait de mots suivants « les jeunes entrepreneurs ne veulent pas se conformer aux normes de création ou entrepreneuriales, ils font tout pour demeurer dans le noir, ils se battent avec nos agents dans le terrain, ils veulent toujours fuir la taxation, on ne peut pas acquiescer les gens qui ne veulent pas  s’acquitter de leurs devoirs civiques », il est de l’obligation de s’acquitter de ses devoir oui, mais accentuer aussi le nombre de chômeur serait une bombe à retardement pour la jeunesse qui n’a presque pas où aller.

Il y a-t-il d’autres moyens pouvant aider les jeunes à se lancer dans l’entreprenariat ?

Une caisse nationale pour la promotion de l’entreprenariat serait d’une importance capitale, beaucoup d’universitaires sont produits chaque année, mais chose grave ils se retrouvent abandonnés par les gens qui devraient leur venir aide, passé 5ans ou plus au banc de l’école et se lancer directement dans le monde entrepreneurial est devenue un cas insupportable pour les jeunes congolais.

 Comme ces jeunes disent que l’Etat ne parvient pas faire grand-chose pour eux, les privés peuvent venir en aide cette classe débusquée en leur soutenant, beaucoup des jeunes ont des idées qui sont jugés  très utiles pour la communauté faute  du moyen financier, ils ne parviennent pas à faire la différence et à être compétitif comme font d’autres jeunes dans plusieurs pays au monde, avec 100 000 $ on peut financer 100 micro projet de 100 jeunes, en raison de 1000 dollars par jeunes, une période de remboursement gracieuse.

Au demeurant, il est temps de voir comment assainir l’espace entrepreneurial, soutenir 100 jeunes entrepreneur c’est aussi sauver la vie de 100 jeunes (Kuluna, Maibobo, Fin-d’heure, Kidnappeurs…)  qui sont à la course d’auteur du mal à l’essaim.

Séraphin Mongane Nshakali /NBSInfos.com

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