Société

Transport en commun à Kinshasa : l’ACAJ plaide pour la publication de la nouvelle structure de prix

L’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) a enregistré les doléances des Kinois au sujet de la fixation arbitraire des prix de transport de taxis et taxis-bus ainsi qu’à l’ampleur du phénomène « demi-terrain » dans la ville-province de Kinshasa. Compte tenu du non-respect de la structure des prix par les chauffeurs, cette organisation de la Société civile invite le chef de l’exécutif provincial, Gentiny Ngobila, à publier de nouvelles tarification tenant en compte de l’augmentation des prix du carburant à la station-service. Elle demande ainsi à l’Hôtel de ville d’imposer tous les conducteurs de taxis à afficher les prix sur les pares-brise de leurs véhicules.

Depuis certains temps, il s’observe un laisser-aller de la part des Policiers de la circulation routière (PCR) qui ne font plus respecter les prix de taxis et taxis-bus. Conséquence: chaque chauffeur de taxi fixe arbitrairement ses prix de transport sans s’inquiéter. Alors que le gouvernement provincial est là pour mettre de l’ordre au secteur du transport dans la ville de Kinshasa.

« (…) Il nous revient que les chauffeurs ne respectent pas les prix fixés par votre autorité. A titre d’exemple, pour les taxis-bus : DGC-Zando, au lieu de 650 FC fixé par l’arrêté, ils font payer entre 1000 FC et 1500FC;
-UPN-Centre-ville, au lieu de 1000 FC, ils font payer entre 1500 FC et 2000FC…(…) », lit-on dans une lettre adressée au gouverneur de la province de Kinshasa.

Aussi, ajoute-t-on le phénomène »demi-terrain » qui a déjà pris de l’ampleur sur toute l’étendue de la province. L’ACAJ fustige cette pratique, laquelle fait souffrir la population kinoise.

« (…)De faire arrêter le phénomène dit demi-terrain ; de faire intensifier le contrôle des agents de l’Hôtel de ville et policiers d’une bonne moralité et mettre en place, par voie d’arrêté, un comité de monitoring comprenant, notamment les représentants de la Société civile », a enrichi la lettre.

Pour rappel, les prix du carburant sont revus à la hausse en raison de la guerre en Ukraine. Toutefois, les chauffeurs de taxis et taxis-bus ne veulent pas fixent arbitrairement les prix sens tenir compte de l’arrêté en cours.

Nbsinfos.com

roi makoko

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