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RDC/Sud-Kivu :  19 000 écoliers bénéficient de cantines scolaires grâce aux agences de l’ONU à Uvira

Le PAM, l’UNICEF et la FAO ont lancé, vendredi 11 mars dans la cité de Sange, en territoire d’Uvira, le programme d’alimentation scolaire avec le volet éducation à la nutrition. Il s’agit en fait d’un projet de cantine scolaire où le repas chaud est préparé et servi chaque jour à dix-neuf mille écoliers issus de 54 écoles primaires de la zone de santé de la Ruzizi.

Selon le chef de bureau du PAM/Bukavu, Françis Alain Bere, l’objectif est de renforcer la résilience socioéconomique des petits exploitants agricoles et des populations vulnérables dans cette région de la plaine de la Ruzizi.

Pour Godelive Buloze, élève en 6e année primaire à l’école primaire Musenyi de Sange, la pauvreté et la famine sont les principales causes de l’école buissonnière dans la Ruzizi. Il y a deux ans, avoue-t-elle, la majorité d’écoliers avaient brillé dans les absences, les retards et d’autres ont été poussés à l’abandon des classes.

« Ce projet a eu un impact positif sur les parents et sur nous-mêmes écoliers. Car notre fréquentation à l’école est régulière. Nous mangeons à l’école, nous suivons les cours avec assiduité. Et ce qui nous conduit à la réussite. Et dans le cadre économique, les couts de dépense journaliers sont également allégés dans nos familles », a-t-elle indiqué.

Ruzizi a été frappée par des troubles dont la sècheresse. Des cas de malnutrition ont été observés sur les enfants.

D’après le sous-proved Uvira 2, Byamasu Kalembire, 12 % d’abandon de classe ont été enregistrés les deux dernières années dans les écoles primaires de la région.

Grâce à la cantine scolaire, assure-t-il, les effectifs sont récupérés et stabilisés. Selon lui, un afflux considérable est observé dans les 54 écoles primaires ciblées par le programme à Sange, Kigurwe, Luberizi, Nyakabere, Kyanyunda, Rusabagi et Runingu.

Dans le cadre de ce programme, le PAM fournit le repas, la FAO organise les jardins scolaires où l’on peut trouver des amarantes et aubergines pour varier le régime alimentaire. L’UNICEF, quand à lui, s’occupe de l’hygiène, eau et assainissement dans ces écoles.

La première phase du projet de cantine scolaire avait été exécutée en 2017, rappelle-t-on.

Nbsinfos/S.Mujinga

roi makoko

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