Un panneau d'affichage incendié du président sortant du Congo, Joseph Kabila, en janvier 2019.Photographe : Hugh Kinsella Cunningham/EPA-EFE/Shutterstock
Les députés nationaux membres du Front commun pour le Congo (FCC), fidèles à Joseph Kabila, continuent de bouder la plénière de ce mercredi 20 avril consacrée au débat sur la loi électorale, avant qu’un consensus ne soit trouvé autour du processus électoral, mais en dehors des institutions. Idée que le speaker de la Chambre basse du Parlement, Christophe Mboso a formellement rejeté jeudi dernier lors de la plénière ayant lancé le débat sur la révision de la loi électorale.
Mboso a dit oui à la révision, mais au sein de l’Assemblée nationale. Le bureau n’a pas de compétences pour organiser un débat en dehors de cette institution.
Jusqu’alors, le délai de grâce accordé aux élus nationaux FCC à revenir aux meilleurs sentiments et à réintégrer l’assemblée plénière pour poursuivre le débat autour de la loi électorale n’a pas réussi à infléchir la position de ces élus fidèles à Joseph Kabila.
Selon le député FCC André Ntambwe,es députés de la famille politique de Joseph Kabila n’entendent pas participer à une plénière qui a pour ordre du jour le débat sur la loi électorale.
Après leur sortie de l’hémicycle, ces élus conditionnent leur retour à la recomposition de la situation à la CENI, de la Cour constitutionnelle et les discussions sur les principales réformes à entreprendre.Mais ces discussions doivent se tenir en dehors des institutions.Car, pour le député Ntambwe, “il n’existe plus d’Assemblée nationale au vrai sens du mot. Il n’existe qu’une assemblée d’adeptes de l’Union sacrée majoritairement, devenue caisse de résonance du pouvoir, où il n’y a plus de débat démocratique. Par conséquent, il faut sortir de ce carcan pour que nous puissions avoir un débat d’idées, la confrontation des idées qui doit amener au pays et le développement, et la paix, et la quiétude tant attendus par le peuple”.
Pour ce député, si la plénière de ce mercredi 20 avril est convoquée autour de la loi électorale dans les conditions actuelles, les députés FCC ne pourront pas participer. Dans ces conditions, ils feront comprendre au peuple que quand il y a eu un opposant au pouvoir, il n’y a pas eu élection, il y a des nominations.
L’opposition se méfie de la position des députés de l’Union sacrée sur la loi électorale, rappelle-t-on.
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