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Le magnat du pétrole milliardaire Aziz Akhannouch, dont le Rassemblement national des indépendants est considéré comme proche du palais du roi Mohammed VI, a pris le pouvoir en octobre après les élections. Il s’est engagé à améliorer les conditions des citoyens du Maroc, où les inégalités sociales ont été exacerbées par la pandémie de Covid.
La flambée des prix du carburant au Maroc a placé le Premier ministre au cœur d’un débat ravivé sur le conflit entre les affaires et la politique.
Pour la première fois depuis que la guerre en Ukraine a entraîné une flambée mondiale des prix du brut, Akhannouch a dû tenter d’expliquer la semaine dernière au Parlement la hausse à la pompe à un record de 1,46 $ le litre de carburant sans plomb.
Sur une période de six ans, les profits des distributeurs de carburants auraient atteint plus de 45 milliards de dirhams (4,6 milliards de dollars), s’indigne Hussein El Yamani, patron du syndicat CDT.
Le Premier ministre a qualifié de « mensonge » l’accusation de revenus excessifs des compagnies pétrolières, qui, selon lui, n’avaient pratiquement pas changé depuis 1997.
Les liens d’Akhannouch avec le secteur du carburant ont déjà fait l’objet d’un examen minutieux.
En 2018, un rapport parlementaire accusait les distributeurs de carburant de profits « excessifs ».
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