Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, se rendra dans quatre pays africains – l’Éthiopie, l’Égypte, l’Ouganda et le Congo-Brazzaville – à partir du dimanche 24 juillet. Cette visite précède le deuxième sommet Russie-Afrique, qui devrait se tenir à Addis-Abeba en octobre-novembre.
Le premier sommet Russie-Afrique s’est tenu à Sotchi, en Russie, en 2019 et a réuni plusieurs chefs d’État et de gouvernement africains.
Au cours de sa visite, Lavrov rencontrera des chefs d’État et d’entreprises, dans le cadre de ce qui a été qualifié de « visite de travail ».
La guerre de la Russie en Ukraine n’a pas attiré la condamnation universelle en Afrique. Ainsi, la visite est susceptible d’être considérée comme bien plus qu’un précurseur du prochain sommet et davantage comme une offensive de charme de Moscou. Moscou a accru son influence stratégique en Afrique.
Depuis un certain temps maintenant, la concurrence entre les puissances mondiales pour l’influence en Afrique est considérée comme principalement entre les États-Unis et la Chine. Mais les recherches montrent que le président Vladimir Poutine a l’intention de faire pencher l’équilibre mondial des pouvoirs en faveur de la Russie, conformément à sa vision de restaurer le statut de superpuissance de l’ère soviétique à Moscou. De ce point de vue, Poutine est déterminé à contrer l’influence américaine et à égaler la grande empreinte économique de la Chine sur le continent. La Russie peut offrir une alternative aux États-Unis et à la Chine en Afrique.
La vision de l’Union africaine est que le continent agisse de concert sur les problèmes mondiaux. Mais il n’y avait pas beaucoup de preuves de cette approche panafricaniste dans la manière dont le continent a voté les résolutions des Nations Unies pour condamner l’agression de la Russie contre l’Ukraine. Certaines nations africaines ont voté pour ou contre la Russie, tandis que d’autres, notamment l’Afrique du Sud, se sont abstenues.
L’approche de la Russie en Afrique implique une stratégie de cooptation d’élite , dans le but de servir les objectifs stratégiques de la Russie. Siegle explique que les intérêts des citoyens et des nations africaines cèdent la place aux priorités russes, avec des effets déstabilisateurs.
L’équipement militaire est un facteur clé dans les relations entre la Russie et plusieurs pays africains. En fait, près de la moitié des importations africaines d’équipements militaires (49 %) proviennent de Russie. Il s’agit notamment des armes majeures (chars de combat, navires de guerre, avions de chasse et hélicoptères de combat) et des armes légères (pistolets et fusils d’assaut, comme le nouveau fusil de la série Kalachnikov AK-200). Les sanctions imposées à la Russie par les pays de l’Alliance du Traité de l’Atlantique Nord vont perturber les ventes. Cela apportera à la fois des risques et des opportunités pour le continent.
John J. Stremlau
Professeur honoraire de relations internationales, Université du Witwatersrand
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