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Face à la dégradation dramatique de la situation humanitaire dans la bande de Gaza, le Royaume-Uni envisage de reconnaître officiellement l’État de Palestine d’ici septembre, à moins qu’Israël ne mette en œuvre un cessez-le-feu et ne s’engage sérieusement en faveur d’une solution à deux États.
Réuni en urgence, le cabinet du Premier ministre Keir Starmer rappelé de sa pause estivale, a validé une feuille de route diplomatique portée par Londres pour favoriser un règlement durable du conflit israélo-palestinien. Cette initiative intervient alors que le gouvernement fait face à une pression croissante, tant de l’opinion publique britannique que de certains membres de sa majorité, appelant à suivre l’exemple de la France dans la reconnaissance d’un État palestinien.
Cette décision a été prise peu après une rencontre entre Starmer et le président américain Donald Trump, tenue en Écosse. Trump aurait indiqué qu’il ne voyait pas d’objection à ce que le Royaume-Uni adopte une position autonome sur ce sujet, bien qu’il ne soit pas prêt à en faire de même.
À l’issue de la réunion gouvernementale, Keir Starmer a justifié ce revirement : « Vu l’ampleur de la catastrophe humanitaire à Gaza et l’érosion rapide des chances de parvenir à une solution à deux États, le moment est venu d’agir. » Il a souligné que reconnaître la Palestine ne relevait pas d’un geste symbolique, mais constituait « une contribution active à un processus de paix crédible ».
La reconnaissance de la Palestine interviendrait avant l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre, sauf si Israël satisfait à une série d’exigences formulées dans un plan de paix en huit points défendu par Londres. Parmi ces conditions : la fin des opérations militaires à Gaza, l’engagement formel à ne pas annexer de nouvelles zones en Cisjordanie, et la reprise d’un processus de paix structuré.
En parallèle, le gouvernement britannique a rappelé les exigences adressées au Hamas : libération immédiate des otages, désarmement, engagement en faveur d’un cessez-le-feu et retrait de toute ambition de gouvernance à Gaza. Starmer a insisté sur le fait qu’il n’existait « aucune équivalence morale » entre Israël et le Hamas.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique diplomatique européenne, à la suite d’un accord de principe sur une paix durable conclu le week-end précédent avec Emmanuel Macron et le chancelier allemand Friedrich Merz.
Downing Street a réaffirmé que la reconnaissance d’un État palestinien par le Royaume-Uni relevait désormais de la question du quand, et non du si. Dans un contexte de mobilisation croissante au sein de la société civile britannique face aux souffrances endurées à Gaza, l’exécutif travailliste a été contraint de revoir sa position.
Des agences soutenues par l’ONU ont en effet alerté sur un « scénario de famine imminente » à Gaza, tandis que le nombre de morts lié aux frappes israéliennes aurait franchi la barre des 60 000, selon les autorités sanitaires locales.
Enfin, plusieurs membres du gouvernement, dont la vice-première ministre Angela Rayner, la ministre de l’Intérieur Yvette Cooper et le ministre de la Santé Wes Streeting, soutiendraient activement cette reconnaissance comme un acte politique nécessaire face à l’ampleur du drame humanitaire.
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